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Cahuita et ses environs : à la découverte du cacao!

On s’est quitté à Tortuguero, au nord-est du Costa Rica, et on se dirige maintenant au sud. Au programme ? Plage, animaux et cacao! Je suis restée 3 jours à Cahuita, où je me suis imprégnée de son ambiance reggae et de son rythme de vie paisible. Un vrai petit paradis à ne pas manquer!

Cap vers le sud !

Donc si tu te rappelles on s’est quitté sur la route où je déposais des locaux le long de mon chemin. Le trajet qui aurait dû durer 3h s’est prolongé. Des travaux, et je soupçonne un accident aussi, ont rallongé ce périple de 2h. C’est donc après 5h de route que je suis arrivée à Cahuita.

L’occasion pour moi de t’avertir des routes costaricaines! En cas d’accident, les voitures doivent rester immobilisées exactement là où elles sont, donc si c’est au milieu de la route, tu peux être sûre d’être dans les bouchons un moment! Il faut attendre que la police arrive pour constater les dégâts. D’ailleurs, j’ai eu droit à un gros bouchon (+ d’1h) le dernier jour sur l’autoroute en direction de l’aéroport quand je devais aller rendre la voiture. Attention, ne fais pas comme moi, prévois large!

Tu l’auras compris donc, ne te fies pas à la durée affichée sur ton Google Maps! Revenons à nos moutons maintenant. J’arrive à mon auberge de jeunesse, Secret Garden, tenue par un couple de français expatriés. Je suis à deux pas de la plage, l’endroit est sympa et entouré de verdure. Je me pose un coup et part ensuite manger dans un restaurant recommandé par les hôtes. Il s’agit du Coco’s Bar – au centre du village – où je goûte un Rice & Beans au lait de coco accompagné d’un poulet à la jamaïcaine et des chips de banane plantain. Sans oublier une excellente Piña Colada, histoire de se détendre, sur fond de Bob Marley!

 

Jour 2 : Le musée du Chocolat

Levée aux aurores – 4h du matin – je sors vers 5h voir le lever du soleil sur la plage. Puis direction Pan y Azúcar, un café trop mignon que je vous recommande fortement! Les prix sont élevés, mais tout est fait maison. Même si je ne suis là que depuis quelques jours, je suis en manque de mon petit déj’ sucré. Je vais me régaler dans cet endroit décoré avec beaucoup de goût, à coup de pain, de confiture et de fruits frais! Que du bonheur.

La culture du cacao

Je me dirige ensuite vers le Musée du Chocolat, situé entre Cahuita et Puerto Viejo. Je suis seule lorsque j’arrive et c’est tant mieux, car du coup je vais faire la visite en comité restreint : le guide et moi-même. Ne vous attendez pas à un ‘musée’ comme on se l’imagine en tant qu’européen. Il s’agit d’une visite en plein air, dans les plantations de cacao.

Mon guide, Candido, m’a appris beaucoup de choses et a répondu à mes nombreuses questions, toujours avec gentillesse. On commence la visite et il me montre des fleurs de vanillier. C’est le seul fruit comestible des orchidées. La pollinisation des fleurs se fait naturellement par les colibris en Amérique du Sud. On récolte les gousses sur des lianes qui s’enroulent autour des arbres des forêts tropicales.

Ensuite, on se dirige vers une grande hutte où sont entreposés des objets ayant appartenus aux communautés indigènes du Costa Rica. Candido me parle un peu de ses origines et du savoir-faire de ses ancêtres qui se perd aujourd’hui. On repart ensuite sur le chemin où il me fait goûter des épices : basilique, coriandre, citronnelle. Il m’explique que les autochtones s’en servent pour se guérir. Tout ce qui est dans la nature est leur pharmacie. J’adore évidemment.

On croise un paresseux en train de dormir perché sur son arbre, puis on arrive devant des cacaoyers. Une fois de plus, la nature ne cesse de m’impressionner. Cette fleur si minuscule qui devient cette grosse cabosse, c’est juste stupéfiant. Le guide en profite pour me parler d’un champignon, le Moniliophthora, qui sévit depuis les années 80. Comme ils n’utilisent aucun ingrédient chimique sur leurs terres, ils perdent beaucoup en production.

Il a ensuite ouvert une caroube pour que je goûte la pulpe, qui est sucrée et renferme le fruit sacré! La première qu’il a ouverte était pourrie, j’ai donc pu voir les dégâts causés par le champignon mentionné plus haut.

L’étape suivante pour le cacao est la fermentation (environ une semaine) puis le séchage. Ici ils utilisent la méthode naturelle qui dure entre 8 à 15 jours. Dans les 2 cas – fermentation et séchage – le cacao doit être remué régulièrement.

Les fèves sont ensuite entreposées dans des sacs en tulle puis expédiées principalement en Suisse et en Belgique, en ce qui concerne cette exploitation. Pour mon guide, le meilleur cacao n’est pas ici mais au Vénézuela, et il s’agit du Criollo.

Confection de chocolat

À la fin de la visite, qui dure environ 2h, nous avons confectionné notre propre chocolat. Les fèves étaient dans une poêle sur le feu pour les torréfier et révéler ainsi l’intensité de leur goût chocolaté.

Ensuite, à l’aide d’une machine artisanale, nous les avons broyées. Candido prend le grand saladier dans lequel se trouve les fèves et l’agite énergiquement de bas en haut. Sa technique bien rodée, et qui nécessite un bon coup de main (j’ai essayé sans trop de succès), permet de trier et jeter les déchets pour ne laisser que les graines de cacao. On les connait notamment sous le nom de cocoa nibs.

Enfin, nous allons moudre ces graines de cacao, toujours avec l’aide d’une machine artisanale. Nous allons chauffer brièvement ce cacao moulu avec du sucre de canne. On obtient une pâte homogène à laquelle on ajoute un peu d’eau et de l’extrait de vanille. Je l’ai dégusté tel quel, disposé sur une feuille de bananier. J’ai aussi goûté avec une mini banane et un peu de cannelle dessus, un délice! Le goût du chocolat est intense et ça cale vite.

Après-midi farniente à la plage

Après ma visite du musée, je repars sur Cahuita où je n’ai qu’une envie : lézarder sur la plage. Cette plage se trouve au coeur du parc national de Cahuita, l’entrée est payante mais vous donnez ce que bon vous semble.

J’y resterais 3h, l’eau est chaude mais pas clair comme je l’aime. Je profite quand même, je dessine même un paresseux dans le sable! Y’a pas d’âge pour s’amuser à la plage 😀

Le fameux raton-laveur et sa bande!

Un raton-laveur a essayé de me piquer mon sac pendant que je dormais. Je m’en servais comme oreiller. Un groupe de filles a crié « Attention » – elles étaient françaises – j’ai ouvert les yeux et avait un visage de raton-laveur à côté de moi, en train d’essayer de tirer mon sac. Il a pris peur quand je me suis levée et je l’ai vu rejoindre son gang à deux pas de là. C’était marrant. Faites attention donc à vos affaires! Les voleurs ne sont pas ceux que l’on croit…

Sur le sentier du retour, j’ai eu le bonheur de voir plein de singes capucin. Et j’attire ici votre attention. Ne leur donnez pas à manger sous aucun prétexte! Ne soyez pas ce genre de touristes. Primo, c’est interdit. Deuxio, notre nourriture peut les rendre malades, même s’il s’agit de fruits, il ne faut pas les habituer. J’ai vu des gens leur donner des chips, c’est scandaleux. Tertio, ils s’approcheront de vous même si vous ne leur donner rien alors sachez apprécier le moment et être patient. Vous l’aurez votre photo!

Le soir j’irai voir le coucher de soleil qui n’aura rien de fou fou. Après avoir mangé des fajitas accompagné d’une bière locale, l’Imperial, je pars me coucher. Dans le prochain article, je vous parlerai du refuge que j’ai visité le lendemain!