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Pucón : ballade à vélo et détente

Quoi de mieux après l’ascension du volcan Villarrica, qu’une petite séance détente en plein air ?! Direction les thermes, parmi les plus connus du Chili. Bon, pour tout vous avouer, je les ai faits le jour avant l’ascension 😂 Pas logique, oui… Le jour qui a suivi l’ascension, je me suis baladée à vélo. À croire que je n’en avais pas assez de souffrir!

Journée aux bains : Termas Geometricas

Après avoir feuilleté le classeur des activités à la réception de l’auberge, je me décide à aller aux Termas Geometricas. J’en ai beaucoup entendu parler, elles sont assez réputées. Le prix est plutôt élevé mais apparemment ça vaut le coup, ma curiosité me dit de foncer. Ils restent des places disponibles, tout concorde pour que je m’y rende. Nous sommes le matin, le bus partira à 12h30. Je suis ravie à l’idée de me détendre un peu!

Il est encore tôt, je pars prendre un petit déjeuner à Tarwen, un restaurant que j’aime beaucoup à Pucón. On y mange extrêmement bien et ils mettent un point d’honneur à servir de la nourriture locale (les fournisseurs sont dans un rayon de moins de 100km). C’est excellent, frais, de saison, organique, et le décor est chouette. Je me prends donc des oeufs pochés, du pain et de la confiture. Un régal!

Direction Coñaripe !

12h30, comme prévu, nous partons depuis l’auberge. Le trajet dure environ 2h. Une fois arrivés, on nous remet un cadenas et une serviette contre une pièce d’identité. Je me cherche un casier, j’ai mon petit sac à dos. Les casiers sont très petits, je parviens quand même à en trouver un plus spacieux grâce à un employé.

Je me promène le long des passerelles et fais déjà un tour global pour voir tous les bains. Plus on avance dans le parcours, plus la température des bassins augmente. Ne commencez donc pas par la fin, le choc thermique est violent. Ça brûle – oui bien sûr j’ai trempé un doigt de pied dans le bassin le plus chaud. On ne se refait pas. Les bassins varient de 35 à 46°C.

Les thermes sont en pleine nature, il y a une ambiance particulière avec la fumée qui s’échappe au milieu de la végétation verdoyante. On observe des fleurs, des arbres (parfois au milieu du chemin), et beaucoup de fougères.

La propreté est moindre. Il y a aussi pas mal de monde mais j’ai réussi à être parfois seule dans mon bassin, donc c’est raisonnable. Après 1h30 à errer de bassin en bassin, je décide que j’en ai marre. J’ai froid car ma serviette est humide et ne me sèche plus. Je vais donc me réchauffer dans une cabane à l’accueil au coin du feu. Ils servent quelques repas. Je me prends un sandwich et un dessert bien connu au Chili : le brazo de Reina.

Il est temps de repartir. Je crois que nous avons tous la même impression dans le bus : les thermes sont bien mais c’est cher pour ce que c’est. Je les aurais sans doute plus apprécier au lendemain de l’ascension.

Cascade Ojos del Caburgua

On est au lendemain de l’ascension du volcan Villarrica. Pas de réveil au programme. Je ne sais même pas encore ce que je vais faire de ma journée. J’ai pensé tenter l’hydrospeed mais l’idée d’être dans l’eau froide ne m’emballe guère. Du coup, direction  l’office du tourisme pour des renseignements sur comment me rendre aux chutes Ojos del Caburgua. Mon ex, qui est chilien, m’en a parlé et me conseille d’y aller. La réceptionniste de l’office m’explique comment m’y rendre en bus.

Je vais ensuite me renseigner pour la location d’un vélo. Il fait beau, j’ai le temps, alors pourquoi pas. Je me rends à l’agence FreeRide. Je loue un vélo pour la demi-journée. Le vendeur m’explique sur une carte quel chemin emprunté. J’active tout de même Maps.me, une appli que j’utilise depuis quelques mois mais qui parfois mène sur des chemins compliqués, dirons-nous. Et ça n’a pas manqué.

Au début, tout va bien. Je suis sur une piste cyclable, jusqu’à ce que l’appli me fasse dévier sur une route à ma gauche. J’arrive sur un chemin de terre rocailleux, pas du tout pratique à vélo. J’espère que ça ne durera pas longtemps mais en fait, ce sera comme ça jusqu’à l’arrivée. Je me demande encore dans quoi je me suis embarquée et je m’en veux de ne pas être capable de rester tranquille! La selle n’est pas confortable, le guidon trop bas, mon sac pèse trop lourd et je suis fatiguée. Haha! Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. J’essaye tout de même de relativiser et d’apprécier le paysage.

Le chemin a quelques rudes montées, je me mets donc à côté de mon vélo. J’ai aussi droit à quelques bonnes descentes. Je vois le volcan au loin, je passe entre des prairies où des moutons broutent tranquillement l’herbe. Je longe même une rivière qui, à un moment, est d’une eau bleue et transparente magnifique. J’arrive enfin à l’entrée des cascades. Il paraît qu’il y a 2 entrées et que l’une est plus chère que l’autre. Je n’ai pas vérifié. En ce qui me concerne, l’entrée a coûté 1000 pesos chiliens, soit 1,30€.

Je parque mon vélo à l’entrée et il faut marcher un peu pour arriver aux dites cascades. Je croise encore quelques boules de laines le long du sentier. Il faut descendre des escaliers pour atteindre le premier mirador. C’est joli mais pas impressionnant. En plus, on ne peut pas s’y baigner alors que l’eau donne envie!

Ensuite, je suis le panneau ‘Laguna Azul’, et j’arrive sur un petit lagoon au fond transparent et à la couleur bleu azur. Je me dis que l’effort n’en valait pas la peine. J’aurais dû chiller à la plage comme j’avais prévu la veille.

Pour le retour, je passe par la route. C’est le chemin que m’avait conseillé le vendeur à l’aller. J’ai fais le contraire de ce qu’il m’a dit et tant mieux. Je n’aurais pas aimé avec le premier chemin au retour. J’ai eu une descente très longue et pentue, j’aurais dû la monter si je l’avais écouté.

La route m’offre de belles descentes avec vue sur le volcan et aussi pas mal de plat. Les derniers kilomètres finissent de m’achever. Arrivée à Pucón, je vais me prendre un jus de fruit et un alfajor, au Café de la P. L’alfajor est une pâtisserie à base de sablés et manjar, le terme chilien pour le fameux Dulce de Leche. On en trouve partout en Amérique du Sud. Le Dulce de Leche est un lait concentré au goût caramel.

Je me pose à l’auberge, j’ai déjà rendu ma chambre ce matin. Ils ont des grands casiers pour laisser votre sac la journée. Puis je pars au terminal où j’ai un trajet de nuit en bus pour la capitale, Santiago. Le bus est très confortable, il s’agit de la compagnie Pullman Bus. Pour une fois, le wifi fonctionne plutôt bien, on nous passe un film relativement récent (Lucy, de Besson), et le siège est très confortable.

Le prochain rendez-vous sur le blog sera donc à Santiago de Chile! N’hésitez pas si vous avez des questions!

 

 

Pucón : Ascension du volcan Villarica

Nous y voilà, le Chili ! J’espère que les randonnées en Argentine vous ont plu, vous pouvez les retrouver par ici. Pour les lecteurs assidus, nous avons déjà fais connaissance avec le Chili. Rappelez-vous, mon trek au parc national Torres Del Paine ! Cette fois, nous ne sommes plus en Patagonie. Bienvenue à Pucón, une petite ville très agréable et où l’on mange très bien. Pas mal d’activités à faire ici, le portefeuille va saigner un peu… Prêts pour l’aventure ?